Blog 2011
24 décembre 2011
Une récente excursion sierroise nous a permis de déguster et de constater une fois encore la remarquable qualité des vins d'Anne-Catherine et Denis Mercier ainsi que celle de Madeleine et Jean-Yves Mabillard-Fuchs. A chaudement recommander.
Mais il n'y a plus grand chose à vendre... Pensez à réserver, tôt !
Amis du vins (et de toutes autres bonnes choses plutôt essentielles):
Joyeux Noël !
22 décembre 2011
Bientôt Noël ! De la naissance du Christ au jugement dernier il y a un pas que je franchis allégrement...
Dans le magnifique livre que Fabrice Hadjadj consacre au retable de Beaune (édition L'oeuvre) dont il était question il y a quelques jours, j'extrais ceci:
"Entre le jugement de l'homme et le Jugement de Dieu, il n'y va pas que d'une différence de degré, mais aussi d'une différence d'essence. Les regards de Jésus et de l'ange ne sont pas de magistrats ombrageux fronçant le sourcil et préparant le knout. Le Christ l'a rappelé lui-même: "Si quelqu'un entend mes paroles et ne les garde point, ce n'est pas moi qui le juge; car je suis venu non pour juger le monde mais pour le sauver" (Jn 12,47). (...) Personne n'est là pour condamner. Les damnés et les élus s'en vont d'eux-mêmes vers leur destination finale, sans que les entraîne un quelconque bourreau.
(...) Le Jugement de Dieu n'est pas comme le jugement des hommes. Il ne rapporte pas la vie à un système de valeurs. Il exige que toutes nos valeurs, comme par un fleuve en crue, soient débordées par la vie. Et c'est pourquoi il nous libère plus qu'il nous pèse. (...) "Parlez et agissez comme des gens qui doivent être jugés par une loi de liberté; car le jugement est sans miséricorde pour celui qui n'a pas fait miséricorde; mais la miséricorde se moque du jugement." (Jc 2 12-13)
Un très bel ouvrage et une excellente source de réflexions...
21 décembre 2011
La vie secrète de nos amies les bêtes (10) (confirmé)
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19 décembre 2011
La vie secrète de nos amies les bêtes (10) (Peut-être)
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16 décembre 2011 (bis)
"Jamais, dans le cours de l'histoire, nous n'avons connu pareil développement des instruments mis à notre disposition pour communiquer, développer, accroître, renforcer, améliorer sans cesse les moyens de production. Nous assistons pour la première fois sans doute à un vaste programme de marchandisation, de prolifération sans borne d'objets et de technologies qui donnent le sentiment qu'il n'y a désormais plus d'obstacle à la possibilité de disposer inconditionnellement non seulement du monde, mais de nous-même." François Gachoud dans "La Liberté" du 3 décembre 2011.
Et plus loin il cite Fabio Merlini dans "L'époque de la performance insignifiante. Réflexions sur la vie désorientée." (Ed. du Cerf):
"Le gain en performance de nos prestations finit par obscurcir toujours davantage le sens en vue duquel ce gain aurait dû être justifié."
16 décembre 2011
Dans le dernier "Bourgogne Aujourd'hui", sympathique et pointu bi-mensuel, accessoirement bien moins BCBG que d'autres publications vineuses, le domaine Saumaize-Michelin à Vergisson (en compagnie du domaine Benoit Droin à Chablis), est co-décrété producteur de l'année !
Bravo à eux, et si vous cherchez l'importateur, c'est ici que ça se passe... Il ne m'en reste à l'heure actuelle d'ailleurs plus tant, profitez en !
15 décembre 2011
Ce soir du 14, je prends un peu d'avance et, en prélude à de plus amples développements au sujet du retable de Beaune, cette citation de Rabbi Zousya d'Hanipol, peu avant de mourir:
"Dans le monde qui vient, la question qu'on va me poser n'est pas: "Pourquoi n'as-tu pas été Moïse?" mais "pourquoi n'as-tu pas été Zousya?"
14 décembre 2011
En première page de ce site, vous aurez été nombreux je pense à reconnaître la cour des Hospices de Beaune. Une étape à ne pas manquer lors d'une visite en Bourgogne.
Pour le bâtiment, le lieu, la spectaculaire salle des "pôvres" et, celui qui y fût mais qui désormais se trouve dans une salle sombre et climatisée spécialement concue pour lui, le fameux polyptyque de Van der Weyden sur le Jugement Dernier.
Quelques citations à ce sujet...demain !
12 décembre 2011
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Ce Clos d'à peine 7 hectares, fleuron des 1er cru de Gevrey, et pour la Bourgogne relativement peu morcelé, n'est partagé qu'entre cinq propriétaires: Louis Jadot, domaine Fourier, Bruno Clair, Armand Rousseau et...Sylvie Esmonin.
7 décembre 2011
Quelque peu niviphobe (du latin nivicare, neiger...), je vois une chape de plomb descendre sur l'horizon de mes balades alpestres. Pour conjurer l'impensable, je suis aller tâter de ces premières neiges, en-dessus de Torgon, une jolie boucle que régulièrement je parcours, attentif aux passages des saisons, à l'humeur du temps.
4 décembre 2011
De passage dans la capitale, avec une ex-collègue d'un métier pour moi révolu, croisée par hasard ce samedi matin de marché, nous nous sommes retrouvés en un joyeux aréopage, debout dans le froid, autour de quelques huîtres et d'une bouteille de Chardonnay 2010, du toujours remarquable styliste qu'est Raymond Paccot.
Un vrai plaisir (le vin et ce moment-là).
1er décembre 2011
La dégustation est un artisanat plein d'enseignements. Elle demande une formation, le plus souvent empirique. Elle exige une sensibilité développée, une curiosité sensitive et intellectuelle.
Mais surtout, pour les dégustateurs débutants, amateurs ou confirmés que nous sommes, elle ne permet pas, pour bien se développer, une quelconque paresse. Sa subjectivité est telle qu'il est possible, à tout moment, de céder à l'une ou l'autre facilité. Tel vin doit être bon, compte tenu du prix de la bouteille, tel vin sent ceci car il devrait sentir tel arôme, etc.
Il est bien difficile souvent de s'avouer complètement perdu, lâché par des connaissances que l'on croyaient acquises, attaché à des illusions qui s'évanouissent... Un très bon exercice d'humilité.
29 novembre 2011
"Les Noëls de Montbenault" est une des cuvées de Richard Leroy, vigneron de Rablay sur Layon, en Anjou, est "co-héros" de la BD ci-dessous. Nous en avons gouté l'autre soir le millésime 2005.
Ces chenins de la Loire, plus particulièrement en version secs, non-surmaturés donc, donnent des vins assez particuliers... Presque initiatiques. Des vins qui pour moi restent assez hermétiques, mystérieux, relativement austères en tout cas.
Mais (re)partir à la découverte de continents peu connus est un des plaisirs du vin !
20 novembre 2011
On pourrait reprocher à Etienne Davodeau, dans "les Ignorants", de faire une BD de mecs qui causent beaucoup... Mais ce récit d'une initiation croisée entre un vigneron ligérien et lui-même, auteur de BD, va au-delà de ce premier constat.
De belles rencontres, des gens passionnés et passionnants, une somme d'informations (pas chiantes) sur leur métier respectif (notamment sur la biodynamie), un dessin sobre et relativement conventionnel mais bien en phase avec le propos du livre et surtout une vraie sensibilité d'auteur et d'intérêt porté à autrui.
A recommander (pour Noël avec quelques bouteilles par exemple...)(et c'est chez Futuropolis).
17 novembre 2011
Dans nos vies, présentes et passées, la difficulté n'est pas tant, lorsque la nécessité s'en fait sentir, de faire le deuil de ce qui est ou a été, mais bien plutôt de ce que nous avons cru être, de ce qui au fond n'a peut-être jamais existé.
Ou existé sous une autre forme que celle que nous voulions voir...
Faire le deuil de nos illusions en quelque sorte.
16 novembre 2011
Cette arrière-saison 2011 est un enchantement pour le promeneur que je suis. Dernièrement, du village de Ravoire, j'ai traversé quelques hameaux pittoresques en direction de l'immense pâturage de l'Arpille, sous le sommet du même nom.
Assis, je regardais à ma droite, presque à portée de main, le Catogne, un peu difforme sous cet angle, mais vigie, point de mire dès bien avant Saint-Maurice, pyramide si caractéristique sur la route du Valais.
A gauche, une autre pyramide, plus pointue, à l'intérieur du coude du Rhône, perchée en-dessus des lacs de Fully: le Grand Chavalard.
Par devant, les Valettes vers Champex, le Val de Bagnes et bien sûr, la grande vallée du "Haut-Rhône", Sion par là au fond.
Une nature qui retient son souffle, dans l'air immobile, sans neige et sans un nuage.
13 novembre 2011
"Il n'a pas de visage, mais le bras long. Il se décline au singulier et au pluriel, peu importe: il a toujours raison, y compris dans sa versatilité. Les chefs d'États rampent à ses pieds, soucieux d'un clin d'oeil approbateur ou d'un froncement de sourcil ombrageux. Les prétendus "puissants" s'inclinent devant sa suprématie quasi divine. Plus fort que la démocratie, il peut être plus dévastateur qu'une dictature. "Il"? Le marché, ou "les marchés". Le système financier internationalisé écrase tout, et d'abord les hommes.
(...)
En octobre 1966, en pleine déprime de la bourse, Charles de Gaulle avait eu cette phrase restée célèbre: "La politique de la France ne se fait pas à la Corbeille." Dans un monde alors bipolaire, prévalait encore la primauté de la politique. En 2011 règnent partout les mêmes mécanismes financiers déconnectés de l'économie réelle, dont abusent impunément des spéculateurs pour qui le "bien commun" est un gros mot. Confinés au rôle de pompier, parfois coupable de déficits publics désastreux mais aussi dus aux jeux indécents du Grand Casino, les états peinent même à accorder leurs violons nationaux pour taxer les transactions financières sans frontières.
Il ne faut pas rire de ces poches d'indignés qui se forment ci et là, sans grande cohérence mais nourries du même désarroi: le monde marche sur la tête. La révolte pourrait aussi se "mondialiser.""
Extrait de l'éditorial de Louis Ruffieux, en une de La Liberté, samedi 12 novembre 2011.
9 novembre 2011
Nous voilà sur la dernière ligne droite vers l'an neuf, par Noël bientôt.
"Décroissance" entend-t-on dire. Sans doute faut-il y songer.
Buvons moins donc, mais buvons bon ! Tout le nécessaire sur ce site...
2 novembre 2011
Dans le livre d'Elisabeth Roudinesco que je lis ces temps, cette savoureuse citation de Jacques Lacan:
"La psychanalyse peut tout, mais elle est impuissante contre la connerie."
31 octobre 2011
La propension des hommes à rétrécir leur monde, à restreindre le champ des possibles, à se réfugier dans le cocon de certitudes étroites et précaires, questionne. Ce type de comportement, de raisonnement ne relève sans doute pas d'un choix très volontaire. En rapport direct, probablement bien souvent, avec les plaies vives ou les scories de nos angoisses, les boursouflures égotiques, les thromboses ataviques ou "culturelles" qui empêchent le sang de circuler jusqu'au bout de nous-même.
25 octobre 2011
Je reste toujours étonné, après avoir suivi la longue, raide, étroite et sinueuse route qui, de Fully par Chiboz et Randonne conduit à Erié, de constater que 30 ou 50 voitures garnissent déjà ce parking si haut perché dans la montagne. Il est vrai que le tour du Grand Chavalard attire les foules, et à raison.
Sitôt quitté le parking, entre les vénérables mélèzes se dessine déjà un panorama parfaitement spectaculaire. Du Mont-Blanc au Bietschhorn, en passant par le Grand-Combin et le Weisshorn, l'émerveillement de longer jusqu'aux lacs de Fully un balcon vertigineux entre la vallée du Rhône, 1500 mètres là-bas en-dessous, et par en-dessus les falaises du Grand Chavalard que longeait, l'autre jour, un gypaète imperturbable.
A cette exubérance visuelle j'ai opposé aujourd'hui, en parfait contraste et plutôt par hasard une balade qui n'avait l'air de rien... Parqué dans les hauts de Muraz, Chablais valaisan, j'ai suivi un sentier sans âme qui vive, qui s'insinue, se joue des nombreux châbles qui strient ce versant pour grimper vigoureusement par lacets innombrables; et traverser ensuite audacieusement sous quelques rochers afin de gagner des contrées moins abrupts. Sous le couvert d'une belle forêt, changeante, s'adaptant à la nature du terrain, à l'exposition, à l'humidité.
Et déboucher enfin, au-delà des rumeurs de la plaine, dans le silence de la combe de Dreveneuse. Sous une petite pluie fine sans lendemain, dans une tranquillité à peine troublée par les cris de quelques oiseaux attardés.
Une bien belle balade...
21 octobre 2011
Et les vins suisses donc, dis-je un peu plus loin dans ce site...?
Nous avons bu il y a quelques temps un Villette le n° 10 d'Henri et Vincent Chollet. Une de ces cuvées qui, il y a quelques années, furent parmi les précurseurs de ces chasselas sans la deuxième fermentation (malolactique). Afin de conserver une plus grande vivacité.
Mission accomplie pour ce millésime 2010, vif, ample, belle ligne en bouche et parfaite maturité, une magnifique bouteille !
20 octobre 2011
En ces temps de votations, prenez le temps justement de lire "Swiss Trading SA La Suisse, le négoce et la malédiction des matières premières", co-édité par les éditions d'en Bas et la Déclaration de Berne.
Une impressionnante immersion dans le monde sans scrupule du commerce des matières premières, agricoles, minérales et énergétiques. Extrait (p.330):
"Le contraste saisissant entre la pauvreté des pays où les ressources naturelles abondent et la fortune de quelques multinationales suisses et de leurs propriétaires est à l'origine du présent ouvrage. Si l'existence de ce contraste était évidente bien avant la rédaction de ce livre, nous n'avons pris conscience de son ampleur qu'au fur et à mesure de nos recherches. Le PIB de chacun des 96 pays les plus pauvres de la planète est inférieur à ce que l'introduction en bourse de Glencore a rapporté à ses six dirigeants."
14 octobre 2011
J'invite à célébrer la capacité d'enthousiasme ! Dans la dernière Revue du Vin de France il est question de Thérèse et Michel Riouspeyrous du domaine Arretxea, au pays basque français.
Il m'a été doux ces jours particulièrement d'imaginer ces gens défricheurs de terrains vierges, révélateurs de territoires oubliés. De ces gens dont j'ai envie de croire qu'ils dessinent l'avenir autrement que selon les contours de leurs angoisses.
Prêt à parcourir des chemins neufs, à décliner sans doute des futurs intérieurs dans un enthousiasme confiant.
13 octobre 2011
Pour avoir très récemment commandé un panel de Bourgogne chez un grand négociant bien connu de par ici, j'ai constaté, et il est toujours intéressant bien sûr de se tenir au courant de ce que font (vendent) les autres, que ce que je vous propose tient parfaitement la route, ô combien !
8 octobre 2011
La tolérance est une bien jolie chose. Mais elle n'a de sens que si elle s'appuie sur des convictions solides. Le respect des uns et des autres est à cette condition.
Tolérer tout et n'importe quoi n'a rien à voir avec le respect d'autrui. Bien au contraire. On en oublie un peu trop que tolérer est aussi savoir dire "non".
7 octobre 2011
Il y a une semaine... une bien belle journée à Salins. Dégustation, contes, convivialité simple autour d'une soupe et quelques fromages. Un grand plaisir que j'espère partagé pour tous. Merci à vous.
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30 septembre 2011
Heureux de vous retrouver demain, dans ce lieu assez exceptionnel de Salins. Et par grand beau temps !
29 septembre 2011
Jean-Claude Guillebaud qui cite Mark Twain dans un de ces derniers livres:
"Quand on a pour seul outil un marteau, tous les problèmes ressemblent à des clous."
28 septembre 2011
"L'invisible concerne l'homme lui-même en sa réalité véritable. L'homme est double en effet, visible et invisible à la fois. L'analyse de son corps n'a-t-elle pas établi que ce dernier se donne à nous de deux façons différentes: d'une part sous la forme d'un corps extérieur visible, à la façon des autres corps de l'univers; tandis que, d'autre part, chacun vit intérieurement son propre corps sous la forme de cette chair invisible, souffrante et désirante, avec laquelle il ne fait qu'un.
Seulement, les deux termes que nous avons appris à distinguer ne se situent nullement sur le même plan. Réduit à son aspect objectif, notre corps ne serait qu'une représentation parmi toutes les autres, une sorte d'image comme celle qu'on voit dans une glace et dont il aurait la légèreté, la transparence, l'irréalité, l'impuissance. Ce corps représenté, objet proposé au regard, c'est dans notre chair invisible qu'il puise sa réalité, l'épaisseur impressionnelle, dynamique et pathétique qui fait notre condition incarnée ce qu'elle est. Ainsi convient-il d'affirmer cette vérité à première vue déroutante: en ce qui concerne l'homme, c'est dans notre subjectivité invisible que se tient notre réalité effective."
Un peu de sérieux en ce début d'automne ! Un extrait de l'extraordinaire "Paroles du Christ" de Michel Henry, philosophe français (1922-2002). Un bouquin d'à peine deux cents pages dont Jean-Claude Guillebaud a pu dire: "Ces pages, de prime abord très austères, m'ont littéralement bouleversé."
26 septembre 2011
La météo s'annonce propice à une très belle journée pour ce 1er octobre à Salins. Venez nombreux !
22 septembre 2011
La journée du 1er octobre à la maison de Salins est, cela va de soi, ouverte à toutes et à tous.
Proposez-là à vos amis et connaissances, tous seront le très bienvenus.
15 septembre 2011
Début septembre, cheminant sur un lapiaz malhabile, je m'interrogeais sur l'atmosphère du moment, sur ce sentiment de l'automne venu, alors que pourtant bien peu de signes extérieurs le montraient. Pas d'herbe (jaunie) là où je me trouvais, le soleil encore haut dans le ciel, mais une tonalité déjà autre...
Les balades d'automne ont ce je ne sais quoi d'un peu magique, le calme des alpages abandonnés des troupeaux, la grâce d'un temps presque suspendu. La sérénité d'une année sans regret, loin de la torpeur d'un été révolu, le sentiment du "travail" bien mené, d'une année longuement pétrie et fleurissant encore, doucement.
14 septembre 2011
A l'heure où (plus qu'une autre ?) l'avenir de ce qu'on peut appeler notre société occidentale dévastatrice peut sembler à certain égard précaire, il peut être bon de s'interroger sur ce qui fait de nous des Hommes. Sur la limite en-deçà de laquelle il devient difficile de parler d'humanité, ou seulement même de solidarité avec autrui.
Sorti récemment, le deuxième tome de "Blast" de Manu Larcenet nous y aide, en plongeant dans des confins certes peu riants mais éclairants. Ou, du même auteur, relire (les deux premiers tomes particulièrement) du "Combat ordinaire".
12 septembre 2011
Les préparatifs de la journée du 1er octobre vont bon train.
Avez-vous pensé à noter "Salins" ou "dégustation" à ce jour dans votre agenda ?!
8 septembre 2011
"je sais je sais c'est le monde
Partout où mènent mes pas
Je ne m'en retranche pas
Je le sais c'est notre monde
C'est le cocon des humains
Mais est-ce vraiment le mien ?"
Allain leprest (1954-2011) "J'habite tant de voyages"
5 septembre 2011
Accourez à la page précédente, sous Actualité, dégustation en vue le samedi 1er octobre. Agrémentée d'un petit spectacle de contes signé Alix Noble-Burnand. A ne pas manquer !!!
2 septembre 2011
La vie secrète de nos amies les bêtes (9)
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Georges Brassens, "Supplique pour être enterré à la plage de Sète"
27 août 2011
Amis du vin, réservez d'ors et déjà la date du samedi 1er octobre.
De plus amples détails parviendront prochainement aux abonnés de ma niouselaiteur; mais vous les trouverez également sur ce site.
A bientôt!
17 août 2011
Nous vivons un monde en manque d'espérance. Le mot d'ordre est le repli, nationaliste, identitaire ou sur soi. Repli sur de pâles certitudes qui, bien souvent, ne sont que chimériques forteresses nous protégeant de nos peurs.
Mais "moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient en abondance." (Jean 10,10).
Il nous faut retrouver le goût de l'avenir.
14 août 2011
Pour la sensibilité à ce qui bruit sous la lithosphère de notre conscience, et pour la beauté de la langue. Parlant des nouvelles villes brésiliennes qui, dans ces années 1930 poussent comme des champignons:
"Enfin, il faut faire leur place à de mystérieux facteurs à l'oeuvre dans tant de villes, les chassant vers l'ouest et condamnant leurs quartiers orientaux à la misère ou à la décadence. Simple expression, peut-être, de ce rythme cosmique qui, depuis ses origines, a pénétré l'humanité de la croyance inconsciente que le sens du mouvement solaire est positif, le sens inverse négatif; que l'un traduit l'ordre, l'autre le désordre. Voilà longtemps que nous n'adorons plus le soleil et que nous avons cessé d'associer les points cardinaux à des qualités magiques: couleurs et vertus. Mais, si rebelle que soit devenu notre esprit euclidien à la conception qualitative de l'espace, il ne dépend pas de nous que les grands phénomènes astronomiques ou même météorologiques n'affectent les régions d'un imperceptible mais indélébile coefficient; que, pour tous les hommes, la direction est-ouest ne soit celle de l'accomplissement; et pour l'habitant des régions tempérées de l'hémisphère boréal, que le nord ne soit le siège du froid et de la nuit; le sud, celui de la chaleur et de la lumière. Rien de tout cela ne transparait dans la conduite raisonnable de chaque individu. Mais la vie urbaine offre un étrange contraste. Bien qu'elle représente la forme la plus complexe et la plus raffinée de la civilisation, par l'exceptionnelle concentration humaine qu'elle réalise sur un petit espace et par la durée de son cycle, elle précipite dans son creuset des attitudes inconscientes, chacune infinitésimale mais qui, en raison du nombre d'individus qui les manifestent au même titre et de la même manière, deviennent capable d'engendrer de grands effets. Telle la croissance des villes d'est en ouest et la polarisation du luxe et de la misère selon cet axe, incompréhensible si l'on ne reconnaît ce privilège-ou cette servitude-des villes, à la façon d'un microscope, et grâce au grossissement qui leur est propre, de faire surgir sur la lame de la conscience collective le grouillement microbien de nos ancestrales et toujours vivantes superstitions."
Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques.
29 juillet 2011
La vie secrète de nos amies les bêtes (8)
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28 juillet 2011
"Les maux réels affectent moins les hommes que l'idée qu'ils se font de leur condition." La citation du jour de "la Liberté", signée Jacques Chardonne, écrivain français (1884-1968).
La détournant je dirai: Les maux réels affectent moins les hommes que l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes...
20 juillet 2011
Amateurs de bandes dessinées, quoique le terme ne soit en l'occurrence guère adéquat, précipitez-vous sur "Voyage aux Iles de la Désolation" (Éditions Futuropolis).
Un récit de voyage d'Emmanuel Lepage dans les TAAF, terres australes et antarctiques françaises, plus précisément, et principalement, aux îles Crozet et Kerguelen. Un livre somptueux, sensible et tendre, graphiquement très abouti, et qui va bien au-delà du seul récit de cette "rotation" à bord du Marion Dufresne dans les quarantièmes rugissants.
Un aperçu de ces confins dans l'objectif de François Lepage, du voyage lui aussi, photographe et frère de d'Emmanuel.
13 juillet 2011
Le magnum a pour lui l'allure des belles soirées, d'une table nombreuse et amicale. Une tout autre qualité de conservation également.
Un exemple récent avec un vin dont je parlais le 8 mai: Château Sociando-Mallet 1995. Un très très beau magnum (150 cl donc), largement au-dessus du niveau de la bouteille (75 cl).
Deux fois meilleurs !? Je ne sais pas... mais remarquable.
18 juin 2011
Les appellations bourguignonnes ne sont pas avares en exceptions, variantes, subtilités diverses qui font la joie des amateurs.
Parmi les plus connues on peut citer le cas des Santenots, célèbre parcelle, climat comme le dise les bourguignons, sis sur la commune de Meursault. Commune quasi exclusivement dévolue à la production de vins blancs. Mais les Santenots produisent du rouge... Par dérogation, les vins rouges donc, issu de ce terroir prennent le nom de la commune contiguë, Volnay.
L'autre jour nous avons mis en pratique cette petite leçon géographico-viticole en ouvrant un Volnay Santenots du Milieu 1996, du domaine des Comtes Lafon: il avait gardé l'austérité qu'ont souvent me semble-t-il les vins de ce millésime assez acide, très droit dans ses bottes. Le vin n'était en rien fatigué, une belle allonge, mais encore un peu fermé peut-être ?
11 juin 2011
Dans le dernier, et toujours passionnant bi-mensuel Bourgogne Aujourd'hui, une rencontre tout à fait intéressante avec Bruno Quenioux. Florilège:
"A mes débuts, le postulat de base pour un grand vin était la puissance, la richesse. On appelait ça la complexité. Personnellement je la trouvais beaucoup plus dans la légèreté, la délicatesse. La puissance est plutôt pour moi synonyme de vulgarité.(...) C'est sans doute pour cela que j'ai une affinité pour la Bourgogne depuis longtemps.(...) Mettre le nez sur des vins de cette légèreté vous embarque déjà dans un autre monde. Les anciens l'appellent "l'ivresse de pleine lucidité"".
Plus loin:
"La dégustation n'est pas un but. (...) Des producteurs font du vin pour la dégustation: des vins dégustables mais non buvables. On fabrique des vins puissants parce qu'on peut noter la gangue mais pas l'esprit. L'esprit c'est une révélation personnelle."
5 juin 2011
L'été s'approche à grands pas et je serai disponible pour toutes livraisons durant la majeure partie de celui-ci.
Néanmoins ! Si vous souhaitez vous fournir, à raison, d'ors et déjà en vins élégants et digestes, comme savent si bien l'être les bourgognes, consultez le site, prenez contact, appelez-moi pour tous renseignements supplémentaires... et passez commande(s) sans tarder !
29 mai 2011
Dans l'herbe mouillée d'un lendemain de pluie, je suis parti de bon matin, sous un ciel sans nuage, remonter la crête qui surplombe le Val Ferret à droite, la Combe de l'A à gauche. Echessettes de son petit nom.
Avant l'alpage de Bavon, j'ai déjà dérangé bon nombre de marmottes, un peu maigrichonne dans leur robe de printemps. Du sommet du Bec Rond, je regarde un peu incrédule le Roc de l'Oiseau, après lequel je pensais bifurquer sur le chemin du retour. Mais ce n'est qu'une maigre protubérance au milieu de la combe qui culmine en face à la Pointe de Revedin. Les montagnes ne sont pas toujours celles que l'on croit.
Hardi ! Je dépasse le petit lac, sans nom et pas si rond qu'il ne semble sur la carte, pour gagner cette Pointe. Peu pressé de revenir sur mes pas, par quelques vallons haut-perchés et solitaires, je continue, contourne La Gland, pour me trouver enfin en vue du Col du Névé de la Rousse. Si j'allais y voir !?
Oh, ma brune me va si bien au corps et à l'âme... et puis il me faut encore descendre toute la Combe de l'A. Jusqu'au V de Vichères, le Z pour plus tard; quelques kilomètres quand même.
28 mai 2011
La vie secrète de nos amies les bêtes (7)
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24 mai 2011
D'abord les vernes encore rousses; derrière, l'arête qui ondule, de gauche puis de droite, tantôt abrupte, tantôt verdoyante d'un vert sombre.
Les premiers rochers au-dessus de l'herbe, qu'on devine délités, veinés de strates grises ou noires, maintenant jaunes puis un peu plus tard presque rouges. Deux, trois nuages blancs qui s'accrochent mollement et tout au fond le sommet, enneigé.
Partout autour le ciel bleu, très bleu.
Chaux Ronde, 21 heures
17 mai 2011
Vous souhaitez boire frais, dans l'été qui arrive, agréablement alangui sur votre balcon, votre terrasse ou celle d'un bistrot de quartier: un verre de blanc, de rosé ? Pourquoi pas !
Mais songez qu'un Beaujolais, un Brouilly de Dominique Piron par exemple, rafraichi à la température idoine, vous apportera les mêmes sensations désaltérantes, l'ampleur aromatique d'un rouge ambitieux en sus...
9 mai 2011
..."Et mêm'si c'est pas vrai
Dis qu' c'est moi
L'premier
L'premier humain
Qu'a posé sur ta lune
Ses deux mains
Ma prune"...
Allain leprest, la Java Saravah
8 mai 2011
A la faveur de quelques aménagements territoriaux, mes propres bouteilles, jeunes et plus vieux millésimes, me sont toutes passées dans les mains. Et l'envie, la curiosité de scruter le passage des ans:
Chât. Sociando-Mallet 1996 un peu revêche, pas à son aise, le 1995 commence à fatiguer, un beau vin néanmoins. Gevrey-Chambertin 1er cru le Clos St-Jacques, de Sylvie Esmonin, un 2002 pas causeur, fermé, le 2004 légèrement dissocié.
En fait rien de vraiment enthousiasmant. Attendre... ne pas trop attendre...
Goûter, et faire ses propres expériences !
5 mai 2011
"L'homme fait la beauté de ce qu'il aime et la richesse de ce qu'il croit"
Ernest Renan (1823-1892)
3 mai 2011
Pour rester dans les Objets Chantants pas tout à fait Identifiés, essayez ceci:
2 mai 2011
Un peu amer bien sûr de découvrir quelqu'un, un artiste en l'occurrence, à sa mort. Mais si vous êtes amateur/trice de blues...
23 avril 2011
La vie secrète de nos amies les bêtes (6)
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22 avril 2011
"Je rêverais d'une écriture, voire d'une parole, qui serait généreuse par tout ce qu'elle tairait, par tout ce qu'elle se retiendrait de dire, et qu'étrangement on entendrait."
Christian Bobin, extrait d'un article, le 16 avril dans "la Liberté"
15 avril 2011
Ne manquez pas le dernier numéro de "Bourgogne aujourd'hui" (avril-mai 2011 n°99), avec son supplément Beaujolais qui fera de vous des curieux à (re)gouter ces vins si spectaculairement enthousiasmants, dont notamment ceux de Dominique Piron.
Dans le cahier principal vous y retrouverez le domaine Chevrot ou Vincent Prunier... La crème de la Bourgogne, également en vente ici-même !
14 avril 2011
Un Auxey-Duresses 1er cru les Grands Champs 2006, de Vincent Prunier, hier au soir: à pleine maturité, fin, une jolie complexité, une excellente illustration d'un vin (même s'il n'a pas la complexité des plus grands terroirs de la côte) produit culturel et hautement civilisé.
7 avril 2011
Jack Confuron-Cotetidot, du domaine du même nom, me disait un jour: "Nos vins doivent être servi à 13-14 degrés, pas plus !"
Bien souvent, au restaurant comme ailleurs, les vins arrivent déjà "chauds" à table. L'alcool prend le dessus, les plus fins nectars se retrouvent sans grâce, épais et indigestes. Songez qu'avec les chaleurs qui déjà commencent, les verres sont à 20 voir 25 degrés, en un quart d'heure un vin servi à 18° se trouve déjà à 20 ou 22°...
Je n'hésite pas à placer mes Beaujolais au frigo, à monter les Bourgognes directement de la cave, et assurément ne pas les servir au-dessus de 14°. Vous aurez tout le temps de les laisser se réchauffer tranquillement, d'apprécier qu'ils se livrent peu-à-peu, montant en température et en assurance... Et puis cette fraicheur initiale réveille les papys(lles) !
4 avril 2011
Bienvenue aux internautes que l'annonce "vigoussienne" aura intrigués, ou intéressés. Pour une première approche de ce blog je vous propose une excursion au 24 janvier de cette année 2011, particulièrement si vous vous étonnez de trouver ci-dessous des propos qui ne semblent guère s'en tenir au vin...
30 mars 2011
Relisant quelques passages du "Mozart" d'Alfred Einstein je tombe sur ceci qui me comble d'aise, moi l'anti-beethovénien (qui se la joue avec plaisir) un peu primaire.
Parlant des concertos pour piano: "L'émancipation de l'orchestre, souvent regardée comme une innovation du concerto beethovénien, se trouve déjà réalisée chez Mozart dans toute sa perfection. Beethoven établit peut-être entre les deux partenaires un rapport plus "dramatique", il cultive un idéal de virtuosité différent de celui de Mozart; mais, au fond, tout ce qu'il a fait a été de développer un seul et unique type de concerto mozartien, auquel nous appliquerons provisoirement le qualificatif de "militaire", de "martial"- car la forme du concerto renferme chez Mozart un contenu beaucoup plus riche, plus subtil, plus sublime. Une des perfections de la musique de Mozart, c'est que son caractère "dramatique" demeure latent, qu'elle connaît des profondeurs plus grandes que celles ouvertes par des forces opposées. La rivalité des deux partenaires est parfois, chez lui aussi, poussée fort loin, mais jamais au point de ne pouvoir être définie également comme la "communion" de deux entités en une harmonie supérieure."
27 mars 2011
Vendredi 1er avril, ce n'en sera même pas un, une publicité pour gagner un peu en notoriété, assez utile pour les affaires; et pour soutenir l'insolence journalistique, souvent nécessaire...
Ce sera dans Vigousse !
16 mars 2011
Pour rester dans les citations journalistiques et le style des vins, notamment bourguignons, je vous recommande la lecture de l'article de Jean-Robert Pitte,
"Eloge de la finesse", toujours dans la dernière Revue du vin de France.
15 mars 2011
Le hasard fait bien les choses. Dans un article intitulé "L'élite des villages 2008", la Revue du vin de France du mois de mars sélectionne le Maranges 2008 sur le Chêne, du domaine Chevrot, avec le commentaire suivant:
"Ce 2008 se montre dense, compact, mais avec du corps. Un Maranges au style un tantinet rustique, mais franc."
Cette cuvée, avec le Santenay 1er cru Clos Rousseau 2006 est toujours en action. Plus de détails sous "Les vins !".
10 mars 2011
Avouons-le, mon dernier souvenir du théâtre de Vidy remonte à une bonne vingtaine d'année. Invité alors par un ami très cher, professeur de français lors de ma scolarité obligatoire, encore quelques années auparavant.
A son décès, bien trop tôt, à ma grande surprise j'avais hérité d'un tableau d'un peintre parmi ses amis, et dont j'ignorais tout: Thierry Vernet. Devenu célèbre pourtant, par le long voyage qu'il entreprit avec un ami genevois, dans les années cinquante, à travers les Balkans, la Turquie, l'Iran et plus loin encore.
Hier soir, pour la première fois depuis lors, je suis retourné salle Charles Apothéloz, à Vidy. A la faveur d'un concours de circonstances et d'une invitation généreuse. Un spectacle (excellent) autour d'un livre: "L'Usage du Monde"...
..."les harmonies subtiles, les contrepoints mystérieux qui tissent secrètement nos existences."
6 mars 2011
Le vin rouge bourguignon nécessite peut-être parfois d'être expliqué ou réexpliqué.
Comme dans toutes productions de grands vins, le pinot noir, cépage rouge exclusif de la côte d'Or, se trouve là à sa limite septentrionale de maturité, gage d'un équilibre entre la "corpulence" et la fraicheur. Ce fait, ajouté aux caractéristiques naturelles du cépage (finesse, acidité, capacité à retranscrire les subtilités du terroir), donne une forme aux vins qui a pu, à une certaine époque, paraître décharnée ou démodée.
On est bien loin en effet des vins riches en alcool, généreusement corpulents, larges d'épaules, richement concentrés et débordant de soleil. Un vin rouge bourguignon se distinguera lui par sa fraicheur, sa digestibilité, un équilibre plus porté sur l'acidité, des fins de bouche toutes en longueurs élégantes.
Même si ces vins peuvent être néanmoins parfois tout à fait spectaculaires, peut-être faut-il visiter Fontenay, ou ce qu'il reste de Cluny, pour s'en faire une idée, un brin monastique...
22 février 2011
La fréquentation de ce site explose... Je m'en réjouis et, dans le soucis unique de suivre au plus près l'évolution des diverses cuvées que je vous propose, j'ai ouvert récemment un Pouilly-Fuissé les Ronchevats de Saumaize-Michelin, juste magnifique, grand volume et finesse ultime, et un Morgon de Dominique Piron, l'archétype du vin démocratique: concentré sans austérité, convivial sans facilité, sérieux sans ostentation, et à quel prix...!
Du grand art !
19 février 2011
Cette fois-ci tout y est ! La gamme complète sous A boire chez vous.
17 février 2011
L'informatique réserve toujours à l'occasion quelques surprises... En attendant d'avoir réussi à transférer sous "A boire chez vous" les photos des bouteilles du dernier arrivage, vous trouverez déjà sur le prix courant les remarquables Pouilly du Domaine Saumaize-Michelin et le nouveau millésime de l'Altitude 450, plus que sympathique Côtes-du-Ventoux.
15 février 2011
J'écrivais un jour: Si Carlos Kleiber ne figure pas dans votre discothèque, sachez qu'il s'agit là du 8ème péché capital.
J'ai rarement honte de dire des bêtises, pourtant il y aurait parfois de quoi. En l'occurrence suivez le lien ci-dessous, et jugez par vous-même (malgré un très léger décalage entre le son et l'image).
Comme tout cela semble facile... Et quelle musique !
Brahms disait, admiratif, à propos de l'introduction du Beau Danube bleu: "Leider nicht von Brahms..."
2 février 2011
A propos de Baudelaire et de "L'invitation au voyage", connaissez-vous Henri Duparc (1848-1933)?
Bien connu des amateurs de mélodies françaises, qui de Fauré à Debussy en passant par Ravel, apprécient une musique au spleen certes parfois un peu décadent mais pas seulement ! Et puis il y a bon nombre de vrais chefs-d'oeuvre là-dedans.
Duparc, neurasthénique et passablement déséquilibré, a peu composé, détruit une part non négligeable de sa production, mais dans les 13 mélodies qui nous restent de sa plume, 4 ou 5 sont ô combien à raison régulièrement jouées. Ecoutez "Chanson triste", "La vie antérieure", "Phidylé" et bien sûr "L'invitation au voyage".
Si vous vous promenez sur Youtube, vous y trouverez Gérard Souzay, assez lent, mais diction parfaite, style sans emphase et émotions garanties.
1er février 2011
Ces jours, travailler en montagne apporte quelques agréments: ciel immaculé, soleil resplendissant, mer de brouillard, "là tout n'est qu'ordre et beauté, calme, luxe et volupté"; enfin... quelque chose plus ou moins comme ça.
30 Janvier 2011
Être importateur signifie bien des choses. Il y a bien sûr tout l'aspect pratique des importations, les démarches administratives diverses, la réception du vin livré par le transporteur, le stockage, etc.
En amont les visites dans le vignoble, chez les producteurs, indispensables; le choix souvent difficile d'une cuvée plutôt qu'une autre, voir douloureux si tout est bon, les impératifs commerciaux obligeant à choisir malgré tout.
Le choix des producteurs, selon ce que l'on cherche, du prestigieux ou non, célèbre et/ou discret, un domaine confirmé ou qui "monte"...
J'aime ne pas aller au plus connu, j'aime chercher plutôt un producteur à la qualité reconnue mais dont je peux imaginer que celle-ci va encore progresser.
Le domaine Chevrot en est un bon exemple. Le passage à la nouvelle génération a confirmé la qualité des vins et donné une dynamique nouvelle. Et, nul doute, ceux-ci s'affineront encore, les rouge gagneront une souplesse supplémentaire que ces terroirs du sud de la côte de Beaune peinent parfois un peu à donner.
C'est pour moi tout à fait passionnant de suivre ainsi un domaine, ses évolutions, ses doutes. Tisser des liens qui eux aussi se développent et s'affinent avec le temps. Et puis Vincent Chevrot est si charmant... enfin, je ne suis pas le mieux placé pour l'affirmer, mais néanmoins tout prêt à le croire !
24 Janvier 2011
Voilà un an, jour pour jour, que ce blog a débuté.
J'aime ne pas me sentir tenu à être toujours "signifiant" ! De gros Pingouin aux propos si pertinents de Jung cité ce 24 janv. 2010, il s'y trouve à boire et à manger...
et ça me va bien comme ça.
S'il fallait être toujours sérieux...!
22 Janvier 2011
Un samedi matin, tranquillement réveillé. Les premiers rayons du soleil sur la Cime de l'Est, une gracieuse sittèle qui se promène sur les arbres. Un café à la main, je regarde; j'écoute à l'unisson une symphonie de Haydn (la 93ème), enjouée dans l'air tendre de ce matin.
18 Janvier 2011
En ce début d'année, une petite envolée lyrique, mystique sans doute, signée Rûmî, poète persan du XIIIème siècle:
L'être humain est un lieu d'accueil,
Chaque matin un nouvel arrivant.
Une joie, une déprime, une bassesse,
Une prise de conscience momentanée arrivent
Tel un visiteur inattendu.
Accueille-les, divertis-les tous
Même s'il s'agit d'une foule de regrets
Qui d'un seul coup balaye ta maison
Et la vide de tous ses biens.
Chaque hôte, quel qu'il soit, traite le avec respect,
Peut-être te prépare-t-il
A de nouveaux ravissements.
Les noires pensées, le honte, la malveillance
Rencontre-les à la porte en riant
Et invite-les à entrer.
Sois reconnaissant envers celui qui arrive
Quel qu'il soit,
Car chacun est envoyé comme un guide de l'au-delà.
Cité par Jack Kornfield, dans "Après l'extase, la lessive", chez Pocket.
13 Janvier 2011
Du nouveau sur ce site, transféré au 30 janvier ci-dessus, ma profession de foi d'importateur...!
Et sous "Actualité", en rapport avec cela une action sur les vins du domaine Chevrot. Ne la manquez pas, cela va sans dire.
2 Janvier 2011
La vie secrète de nos amies les bêtes (5)
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